Mon corps n’est pas une écriture fluide

Je reconnais, à l’orée de ma vieillesse, une occasion singulière où ma pratique de l’écriture peut être comparée à un acte d’amour : c’est quand je fais tomber mon stylo ; car, comme l’a déclamé une poétesse du vingtième siècle dans son célèbre ennéasyllabe : « aimer, c’est pleurer quand on s’incline ».

L’incipit, tu l’aimes ou tu le quittes

Je crois que je démarre un nouveau roman jeunesse (alors que j’ai d’autres romans à terminer sur le feu), mais j’ai des phrases qui me viennent sans que j’aie encore le début de la queue d’une idée de mais bon sang ! mais quel sera le sujet de ce texte ? Je dépose celles-là ici pour ne pas les mettre à la corbeille, puis je les exhumerai ultérieurement. Ou pas…

Le Saut-de-loup

Je rentrais à la brune en traversant l’Astarac avec mon gilet jaune                  sur le tableau de bord la nuit me dévorait dans une mastication infinie quand une buse qui me guettait a quitté son talus d’un puissant battement d’ailes pour frôler                 exprès le haut de mon pare-brise                                            puis a continué vers le…

Le Harrison est dans le Gers

LA BUSE TOURNOYAIT EN SPIRALE, à une distance qui permettait d’affirmer qu’elle attendrait en vain. Il suffisait pour s’en rendre compte de pénétrer dans la forêt, d’avancer dans les odeurs de cheval et d’automne et de suivre la courbe du chemin de terre en fixant avec un point de vue autrement intéressant le petit tas…

Quante storie

Journal du temps qu’il fait — Dans le domicile diurne de Saturne