Un froid sec #23

CE JOUR, DONC, IL Y EUT UN BRUIT INHABITUEL dehors. Inhabituel dans ce paysage au blanc figé, dont la fonte des neiges et de la petite source au bout du jardin était à la fin de l'hiver la première alarme sonore.

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Un froid sec #22

  ET DONC, IL FAISAIT CHAUD ET LA TANTE EUT SOIF SUR LE TRAJET. ELLE DIT Tiens le panier, ma caille, passe devant et prends-moi des citrons. Après, tu m’attends au stand de Michel. t'auras qu'à manger des crevettes , si par hasard je traîne. Elle avait filé au bar de Saturne boire "juste une... Lire la Suite →

Lucia Berlin, Pasadena et les rednecks

Je n'ai pas le temps de faire des comptes-rendus de lecture mais comme ce recueil est formidable et Lucia Berlin une écrivaine immense, je vous préviens que si vous aimez la "littérature de redneck" ; Pasadena et ses métèques ; les instantanés à la Raymond Carver et le grain de Violette Leduc, alors il est... Lire la Suite →

Un froid sec #21

 LA NEIGE AVAIT CONQUIS VILLEBASSE, ET VILLEBASSE ÉTAIT TOMBÉE comme un territoire sans armée. L’armada de flocons envahissait depuis plusieurs semaines les rues et les interstices à un rythme régulier ; aucun signe ne montrait qu’un vent tiède en viendrait à bout dans quelques jours. Les gens avaient beau être accommodés au froid intense, aux... Lire la Suite →

Rose Mirail #1

  UN MALHEUR PEUT-IL ENGENDRER UNE histoire qui entrera progressivement dans la lumière sans que celle-ci en occulte la douleur vivace ? Est-il possible de s’autoriser à retrouver le goût des autres, à rire sans trahir les fantômes à qui l’on rend hommage de moins en moins souvent au fil du temps parce que la... Lire la Suite →

Je crois que je démarre un nouveau roman jeunesse (alors que j'ai d'autres romans à terminer sur le feu), mais j'ai des phrases qui me viennent sans que j'aie encore le début de la queue d'une idée de mais bon sang ! mais quel sera le sujet de ce texte ? Je dépose celles-là ici pour ne pas les mettre à la corbeille, puis je les exhumerai ultérieurement. Ou pas...

Comme le cri d’un faucon #16

LE CRI A DÉCHIRÉ L'AIR ET ILS ONT CESSÉ LEUR JEU. Le gros Mattéo ramena son pied droit à la verticale, renonçant ainsi au plus beau tir au but de sa fugitive carrière et commenta sobrement : — Ah ! Virgile : ton chien a enfin bouffé la mère Anglade. — Ta gueule, Mattéo. J’habite... Lire la Suite →

Un froid sec #2

UNE LUNE BLEUE ÉTAIT APPARUE QUELQUES ANNÉES auparavant au-dessus de Villebasse, à côté de la première lune, et les gens s’en étaient arrangés comme d’un changement de saison. Aucune amélioration de leur sort ne coïncida avec son apparition et ses influences subtiles s’épanouirent comme les fruits du hasard. Et puis, depuis la révélation que le... Lire la Suite →

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