Il fait froid

« Cher M...je désire que vous sachiez qu'il fait très froid à San Francisco aujourd'hui et que je gèle. Il fait si froid dans ma chambre qu'à chaque fois que je me mets à écrire une nouvelle, le froid m'arrête et que je dois me lever et faire des exercices d'assouplissement. Cela veut dire, je... Lire la Suite →

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Confidences de gargouille

« […] A la pointe du modernisme, les étudiants se passionnaient pour le Nouveau Roman. Nathalie Sarraute était venue. Je l'avais rencontrée chez Jean Wahl quelques années auparavant, de façon assez curieuse : je ne savais pas qu'elle connaissait mon existence alors que je connaissais la sienne à travers Portrait d'un inconnu et Martereau notamment,... Lire la Suite →

Xuchilbara

"Tu me dis d'être heureuxce n'est pas ce que j'aimecar je suis commel'ombre au soleil de juilletsaoule cherchant refuge au basdes mursde pierreombre à la pierre au couau bord de la rivièreje crois que j'aimeraisperdre sous moi le soloublier un instantla blancheur révéréemais jamais non jamaisla rive ne me cèdevois la villeet son cœurd'eaux tièdes... Lire la Suite →

Quand ta mère te tue

Dominique Boudou doit sortir un recueil bientôt, et il me tarde de le lire. Voici l’extrait d’une de ses nouvelles à la prose très poétique :« (…) Mais quelle heure est-il ? Je te dis que je suis levé depuis longtemps et tu veux savoir ce que j’ai fait. Je te parle d’une Grany Smith... Lire la Suite →

Les heures perdues d’avance

Ce jour deJuilletBrûlait toutSous son ventreGrillait laMaigrePelouse derrièreLa maisonDécoupait auRasoir les om-BresEt affûtaitAigu les toitsD’ardoiseLa cabine té-LéphoniqueRessemblait àUn désastre auBord de rienLe soleil blancComme un oignon cruDans le ciel d’un seulMorceauTremblotaitMalgré maSoifNe me secouais pasJ’attendais que laChaleur s’a-PaiseJ’attendais le soirJ’attendaisLa nuitEt n’imaginais pasQue ces heuresJetéesMe retomberaient surLe cœurComme un grand b-ŒufEcarteléFrancesco Pittau

L’amour, cette inconnue X

Voulait la tuerVoulait l’égorgerIl la jetait dans l’es-Calier comme un sacD’immondicesIl la traitait de monstreD’horreur vari-QueuseEt elle sanglotait toutesLes larmes de sonÉnorme corps dis-GracieuxNe comprenait rienA cette haine qu’ilLui portaitRépétait souventQu’elle l’aimaitQu’il l’avait faiteFemmeEt qu’elle seraitLa mère de sa chairQue sa chair à elleÉtait comme sa chair à luiAlors noir de ra-Ge il éructait :... Lire la Suite →

Les mots bons, Beck

"Se moucher dans un mouchoir, dormir dans un lit, permis de rêver, dormir des deux yeux. Manger dans une assiette avec fourchette. Le couteau je l'ai. Cran d’arrêt. La meilleure défense c'est l'attaque; comme disait papa, affûteur.Les sous-S.D.F ils nous volent, on a toujours plus petit que soi, comme disait grand mère, plumeuse, de sa... Lire la Suite →

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