Tenere non potes, potes non perdere diem

La mémoire est une rivière changeante
Que certains souvenirs
Remontent depuis sa source
Parfois bien loin
En amont
Du point où on les attend.
L’appel
Qui meut ces drôles de saumons
N’est pas plus impérieux
Que celui de leur l’instinct
Et pourtant,
Le bénéfice engendré
Par la réussite de leur périple
Peut être espéré
Avec davantage de ferveur.
Et si, par exemple,
L’astucieuse mouche qui les fait accourir
Est le printemps grandiose
Qui s’avance,
Alors les plus ténébreux
Perdront
La nocuité de leur poison.
Publicités