Mon corps n’est pas une écriture fluide

Je reconnais, à l’orée de ma vieillesse, une occasion singulière où ma pratique de l’écriture peut être comparée à un acte d’amour : c’est quand je fais tomber mon stylo ; car, comme l’a déclamé une poétesse du vingtième siècle dans son célèbre ennéasyllabe : « aimer, c’est pleurer quand on s’incline ».

L’incipit, tu l’aimes ou tu le quittes

Je crois que je démarre un nouveau roman jeunesse (alors que j’ai d’autres romans à terminer sur le feu), mais j’ai des phrases qui me viennent sans que j’aie encore le début de la queue d’une idée de mais bon sang ! mais quel sera le sujet de ce texte ? Je dépose celles-là ici pour ne pas les mettre à la corbeille, puis je les exhumerai ultérieurement. Ou pas…

« CE MATIN, SOLAL N’EST PAS VENU au collège car il dit que son père a la grippe. La semaine dernière, il avait déjà manqué deux jours au motif qu’il l’avait tué avec un  marteau-piqueur. Or, ça se tient, car quand on est mort, on a les défenses immunitaires qui baissent, donc, on s’enrhume plus facilement. Et comme par-dessus le marché il a un cancer (son père, pas Solal), je crois que c’est pour cela que la mère Lacapelle lui fiche la paix. »