Mon corps n’est pas une écriture fluide

Je reconnais, à l’orée de ma vieillesse, une occasion singulière où ma pratique de l’écriture peut être comparée à un acte d’amour : c’est quand je fais tomber mon stylo ; car, comme l’a déclamé une poétesse du vingtième siècle dans son célèbre ennéasyllabe : « aimer, c’est pleurer quand on s’incline ».

Auteur : Anna de Sandre

Anna de Sandre vit en Occitanie dans un patchwork de matières sauvages où le jaune pousse comme du chiendent. Écrivaine et conseillère littéraire, elle écrit des romans, des nouvelles, de la poésie et des albums en littérature générale et en jeunesse.

2 réflexions sur « Mon corps n’est pas une écriture fluide »

  1. L’écriture est un acte tellement imparfait pour traduire émotions,convictions que poser le stylo , après l’effort de la quête intérieure procure un sentiment d’acceptation. Peut être pas la sérénité , mais une forme de sagesse primaire…

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