Prodiges et miracles de Joe Meno (audio)

De temps en temps, et parce que mes travaux d’écriture pour mes différents éditeurs mangent tout mon temps (confiteor, et cætera), je publierai ici des extraits de mes lectures en format audio plutôt que des recensions ou des rédactions d’extraits.
Aujourd’hui, il s’agit des premières pages de Prodiges et miracles, de Joe Meno, traduit de l’anglais (États-Unis) par Morgane Saysana pour les éditions Agullo (2018).
Roman acheté sur le conseil des libraires de La Chouette qui Lit à Marciac.
Merci à Sébastien Wespiezer pour son aimable autorisation.

« Au-dessus des champs à ras de terre, au-dessus des vastes prairies, le soleil — lancé vers l’ouest en un galop effréné — repousse les assauts de la nuit. À travers les collines brun-gris, les collines foisonnant de vert, les rais de lumière frappant le poulailler décoloré par les intempéries, soulignant des zones où le bois peint s’écaille, délavé jusqu’à un gris vulgaire ; la terre elle-même muette comme l’ombre, bleutée, voilée de brume. Toujours plus avant, tendant vers son apogée, le soleil se hisse plus haut dans le ciel, brisant une obscurité aux teintes faiblardes… »

Présentation de l’éditeur :
1995, Mount Holly, une ville de l’Indiana qui se meurt. Jim Falls, vétéran de la guerre de Corée, s’efforce tant bien que mal d’élever son petit-fils métis, Quentin, un ado de 16 ans taciturne qui oublie son mal-être en sniffant de la colle. La mère de Quentin est une junkie paumée qui apparaît et disparaît au gré de ses démêlés avec des petits copains violents, son père, un inconnu. L’élevage familial de poulets ne rapporte plus grand-chose, les dettes s’accumulent, l’avenir est sombre. Jusqu’au jour où une magnifique jument blanche taillée pour la course est livrée à la ferme suite à une erreur : c’est l’espoir qui renaît chez le vieil homme.
Mais l’animal attise les convoitises et deux frangins accros au crystal-meth parviennent à s’en emparer en pleine nuit. Jim et Quentin se lancent alors sur leurs traces à travers le midwest pour tenter de récupérer la bête merveilleuse avant qu’elle ne soit vendue. Au cours de cette folle poursuite, grand-père et petit-fils traversent une Amérique rurale oubliée, où drogue et violence semblent être les seuls horizons d’une jeunesse sans repères que la vieillesse ne comprend plus. Et pourtant, grâce à l’amour que chacun porte au cheval miraculeux, l’aïeul et le garçon trouveront le chemin d’une rédemption mutuelle.
Joe Meno, au sommet de son art, offre un magnifique roman noir dont les dialogues laconiques ponctuent la poésie douloureuse des paysages, de la lumière sur les plaines et de la fabuleuse beauté de la jument.

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